Pauline Pastureau Vide-dressing éthique

HUBSIDERS

GRYC, ça veut dire Get Rid Of Your Clothes, ou en français, débarrasse-toi de tes vêtements. Pauline Pastureau a imaginé un nouveau concept : des vide-dressings organisés en partenariat avec des lieux atypiques. Avec GRYC, on shop éthique et dans la bonne humeur

Portraits
HUBSIDERS #10 : PAULINE PASTUREAU

Un site internet au design léché, un concept bien rôdé, un projet durable, tout cela c’est GRYC. Une idée unique sortie de l’imagination de Pauline Pastureau, jeune entrepreneure bordelaise. Toutes les semaines, avec GRYC, elle investit des restaurants, des bars, des hôtels ou des appartements atypiques pour mettre en place des événements vide-dressings qui attirent une clientèle toujours plus nombreuse. À croire en fait que rien ne peut arrêter GRYC ;).

Pauline Pastureau
Pauline Pastureau

Tu es la fondatrice de GRYC, quelle a été l’idée de départ ?

J’ai un gros déclic et quand je travaillais dans le secteur du luxe, où on avait une pression constante sur les épaules. J'ai vu l'envers du décor en fait, j'ai eu envie de changer les choses et de faire quelque chose de plus éthique, qui me correspondait vraiment

Est-ce que tu as eu des craintes au moment de te lancer ?

Quand j'ai lancé GRYC, j'ai eu quelques craintes par rapport à l'aspect financier parce que je suis partie avec absolument rien en poche. Et concrètement, c'est ce qui m'a fait le plus peur. Mais je suis assez débrouillarde, je me sens un peu invincible, donc je n’ai pas eu forcément peur de ne pas savoir faire les choses.

C’est quoi le concept de GRYC ?

Ce qu'on fait, c'est qu'on propose un service de vide-dressing. Les personnes peuvent venir acheter des vêtements, mais aussi vendre leurs vêtements grâce à nous. En fait, une personne qui a besoin de vendre ses vêtements parce qu'il n'a pas de place, parce qu'il a besoin d'argent ou tout simplement pour une question éthique, nous contacte pour vendre ses vêtements lors de nos évènements. Nous on crée l'événement de A à Z, on trouve les lieux partenaires avec qui on collabore. On installe les vêtements, on les met en vente.

Qu’est-ce qu’on peut trouver dans ces vide dressing ?

Sur nos vides-dressing, on trouve des vêtements, des accessoires mais aussi des chaussures.

On essaie de faire huit vide-dressings par mois. On prend contact avec nos lieux partenaires en expliquant le concept qui peut être bénéfique pour eux.

Comment tu organises tout ça ?

Nous organisons nos vide-dressings sur un jour, exceptionnellement sur deux jours. Idéalement, on fait nos vide-dressings le week-end, c’est plus facile pour les gens de venir sur nos événements quand ils ne travaillent pas. Mais il nous arrive d'en faire aussi en afterwork, quand la situation le permet, évidemment. On essaie de faire huit vide-dressings par mois. On prend contact avec nos lieux partenaires en faisant du porte à porte et en expliquant le concept qui peut être bénéfique pour eux, dans le sens où on va venir dynamiser le lieu, attirer une nouvelle clientèle.

Une journée type de vide-dressing c’est quoi ?

Une journée type de vide dressing ? Pour nous, c'est l'installation dans les lieux partenaires : installation des portants, installation des vêtements, steamage, donc repasser chacun des vêtements, mise en place, merchandising, faire en sorte que l’endroit soit beau et puisse accueillir les clients.

Des vêtements seconde main
Des vêtements seconde main

Le jour d'après, on fait un récap complet des pièces qui auront été vendues.

Comment tu déniches les vêtements ?

Ce sont les clients qui nous contactent pour vendre leurs vêtements. À partir de là, on leur propose une formule qui est de 25 euros. On va chercher les vêtements chez eux, et puis lors de la vente, nous prenons 25% de commissions sur les ventes à la fin du vide-dressing.

À un moment donné, j'ai eu un déclic, je me suis dit : “Non ! Dans le monde dans lequel on vit, il faut absolument changer les choses"

Est-ce que tu as toujours été passionnée par les vêtements et la mode ?

J’ai toujours été passionnée par la mode. Mais c'est vrai qu’avant, j'avais une consommation de la mode qui n'était pas vraiment raisonnée. J'ai acheté beaucoup de marques "fast fashion". Et puis, à un moment donné, j'ai eu un déclic, je me suis dit : “Non ! Dans le monde dans lequel on vit, il faut absolument changer les choses”.

Même des petits gestes par rapport au textile peuvent faire de grandes choses, sachant que c'est quand même la deuxième industrie la plus polluante au monde. Je me suis dit qu'il y avait un autre moyen de consommer le textile, et mieux, donc avec la seconde main.

Qu’est-ce que tu aimes le plus dans le vide-dressing ?

Ce que j’aime le plus dans le vide-dressing, c'est ça, c'est la relation avec les clients. Le contact humain. C'est ça qu'on a voulu recréer à travers des vide-dressings en physique. En fait, c'est vraiment retisser un lien social entre les personnes.

De l'accompagnement et du conseil
De l'accompagnement et du conseil

Est-ce que tu peux nous donner 3 astuces pour mieux consommer la mode ?

Déjà, essayer d'acheter de moins en moins de neuf. Aujourd'hui, lors de nos vide-dressings, on propose encore beaucoup de vêtements avec des étiquettes, donc... neufs.

La deuxième astuce pour consommer mieux le textile, c'est peut-être de réparer ses vêtements. Parce que trop souvent, quand il y a un petit trou on se dit "je ne le porterai plus jamais". Donc soit on le jette, soit il reste au fond du placard.

Un dernier conseil, ce serait peut-être d’essayer de prendre plus soin de ses vêtements, tout simplement.

Le lieu partenaire aujourd’hui c’est le Jaqen Tuki, comment tout s’est fait entre vous ?

Aujourd'hui, on est dans un lieu qui nous tient à cœur puisque c'est un des premiers partenaires qui nous ont fait confiance. C'est un restaurant à Bordeaux qui se nomme le Jaqen Tuqi donc. C’est un lieu super agréable, on y vient pour manger du poulet frit, du camembert rôti et boire un verre entre amis quand c’est possible. En ce moment tout est à emporter.

C'est important aujourd'hui pour nous de se digitaliser (...) On place nos articles sur l’Eshop Hubside et on fait des live sur les réseaux sociaux pour présenter chacune de nos pièces.

En dehors des lieux partenaires, tu organises aussi des vide-dressings en ligne ?

C'est important aujourd'hui pour nous de se digitaliser avec les événements actuels. Du coup, ça se passe comment ? On place nos articles sur l’Eshop Hubside et on fait des lives sur les réseaux sociaux pour présenter chacune de nos pièces.

  • Vente en ligne
    Vente en ligne
  • avec Hubside
    avec Hubside

Justement pourquoi avoir choisi la solution Hubside ?

J'ai connu Hubside en allant acheter mon ordinateur portable, un conseiller m’en a parlé et moi, j’avais besoin d’un site internet pour GRYC. Ça m'a semblé logique de travailler avec une plateforme française, tout simplement parce que notre concept est éthique et qu'on souhaite rester sur du local. C'est essentiel pour moi d'avoir un site Internet pour communiquer aux dates d'événements et afin que les clients puissent en savoir plus sur le concept, sur nos formules.

Tu as déjà accompli tout cela mais est-ce que tu as encore des projets pour GRYC ?

J'ai encore beaucoup d'ambition pour GRYC. On n'en est qu'au début. On a développé les événements femmes, mais on aimerait développer les événements hommes, les événements enfants. Et voir encore plus grand : on aimerait que ce mouvement du consommer mieux le textile envahisse petit à petit la France et que vraiment, ça devienne un automatisme pour chacun.

Merci à Pauline, Célia et au Jaqen Tuki pour cette super rencontre !

GRYC organise régulièrement des vide-dressings à Bordeaux et en ligne. Si vous souhaitez shopper éthique, rendez-vous sur GRYC vide-dressing.

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